ÉTAPE DU TOUR 2026 • ANALYSE DU PARCOURS
Où se cache la vraie difficulté ? Dans la répartition des pourcentages.
L’Étape du Tour 2026 ne se résume pas à un chiffre de dénivelé ou à une liste de cols. En montagne, ce sont les pourcentages de pente et leur distribution qui dictent l’usure, le rythme et la capacité à tenir l’effort sur la durée.
Sur cette page, on décortique le parcours avec une lecture très concrète : kilomètres > 5 % classés par plages de pente, comparaison avec les éditions précédentes, puis analyse col par col — avec un focus sur des enchaînements comme Télégraphe + Galibier, souvent plus “lourds” qu’ils n’en ont l’air sur le papier.
Objectif : comprendre (sans se raconter d’histoires) où la course va vraiment se jouer, avant même de parler entraînement, braquets ou matériel.

| Édition | Col | 5–6% | 6–7% | 7–8% | 8–9% | 9–10% | 10–11% | 11–12% | Total (Δ+) |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| EDT 2023 | |||||||||
| EDT 2023 | Cou | 1 | 2 | 1 | 2 | 1 | 0 | 0 | 7 |
| EDT 2023 | Feu | 1 | 0 | 1 | 4 | 0 | 0 | 0 | 6 |
| EDT 2023 | Ramaz | 1 | 4 | 3 | 3 | 1 | 0 | 1 | 13 |
| EDT 2023 | Joux Plane | 0 | 2 | 2 | 2 | 6 | 0 | 0 | 12 |
| EDT 2024 | |||||||||
| EDT 2024 | Braus | 3 | 3 | 1 | 2 | 0 | 0 | 0 | 9 |
| EDT 2024 | Turini | 5 | 4 | 2 | 4 | 0 | 0 | 0 | 15 |
| EDT 2024 | Colmiane | 0 | 3 | 4 | 0 | 0 | 0 | 0 | 7 |
| EDT 2024 | Couillole | 0 | 3 | 7 | 6 | 0 | 0 | 0 | 16 |
| EDT 2025 | |||||||||
| EDT 2025 | Héry sur Ugine | 7 | 4 | 3 | 2 | 0 | 0 | 0 | 16 |
| EDT 2025 | Saisies | 2 | 2 | 1 | 6 | 1 | 0 | 0 | 12 |
| EDT 2025 | Pré | 1 | 1 | 2 | 2 | 3 | 1 | 1 | 11 |
| EDT 2025 | Roselend | 1 | 2 | 1 | 1 | 0 | 0 | 0 | 5 |
| EDT 2025 | La Plagne | 2 | 3 | 6 | 2 | 3 | 0 | 0 | 16 |
| EDT 2026 | |||||||||
| EDT 2026 | Croix de Fer | 3 | 5 | 3 | 2 | 3 | 1 | 1 | 18 |
| EDT 2026 | Télégraphe | 1 | 2 | 7 | 2 | 0 | 0 | 0 | 12 |
| EDT 2026 | Galibier | 2 | 1 | 3 | 6 | 2 | 1 | 0 | 15 |
| EDT 2026 | Télégraphe + Galibier simulation | 3 | 3 | 10 | 8 | 2 | 1 | 0 | 27 |
| EDT 2026 | Sarenne | 1 | 1 | 3 | 1 | 3 | 1 | 0 | 10 |
| EDT 2026 | Alpe d’Huez | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 1 |
Ce tableau est fait pour vous situer si vous connaissez les cols des éditions précédentes — et encore mieux si vous avez effectué de vraies Étapes du Tour. En montagne, ce n’est pas uniquement le dénivelé qui compte : le pourcentage de pente est déterminant, car on ne pédale pas du tout de la même manière dans du 6% que dans du 9%.
Il va donc vous aider à vous projeter concrètement sur l’EDT 2026. Vous adorez les forts pourcentages ? Vous pouvez ici les localiser facilement et les comparer à d’autres cols que vous connaissez déjà.
• Croix de Fer et Sarenne : des cols irréguliers, avec des rampes redoutables… mais aussi des replats qui permettent de récupérer si la gestion est correcte.
• Télégraphe : une pente modérée mais interminable. C’est typiquement le col où l’on peut perdre beaucoup d’énergie sans s’en rendre compte.
• Galibier : une difficulté crescendo. C’est lui le véritable juge de paix de cette édition. Sa difficulté est souvent sous-estimée, car l’altitude va y jouer un rôle majeur : tout le monde y perdra un peu de puissance.

Les 7 derniers kilomètres du Galibier se situent à plus de 2000 m d’altitude, une situation unique sur les dernières Étapes du Tour.
Vous devez l’intégrer dès maintenant : sur le final, vous allez perdre de la puissance, et donc de la vitesse. Même avec une excellente préparation, ce phénomène est inévitable.
Si vous avez accès à une préparation très poussée, un stage en altitude dans le mois qui précède vous permettra de franchir le Galibier avec beaucoup plus de facilité.

Dans Sarenne, le retour à de forts pourcentages sanctionnera avant tout la manière dont vous vous serez ravitaillé, en solide comme en liquide.
L’altitude y reste supportable : vous ne devriez pas être à bout de souffle, mais vous pouvez très vite vous retrouver à court d’énergie ou déshydraté si le ravito a été mal anticipé.
LA CONCLUSION VELO-PERSO.COM
2026 : une édition à part probablement la plus difficile.
Cette édition 2026 est probablement la plus difficile jamais proposée. Le Galibier a déjà été au programme (notamment l’année de la victoire de Pierre Rolland à l’Alpe d’Huez), mais cette fois il faut y ajouter le Col de la Croix de Fer, qui rallonge le parcours et épuise rapidement l’organisme. Le dénivelé peut sembler abordable, puisqu’il est “seulement” d’environ 10 % supérieur aux éditions difficiles précédentes… mais il cache un juge de paix : les 7 derniers kilomètres du Galibier, à haute altitude.
Avec un temps de parcours d’environ 10 heures pour beaucoup de cyclos, il est probable que vous passiez par toutes les émotions au cours de la journée. Le parcours est une chose, votre gestion de l’effort en est une autre : vous franchirez d’autant mieux les portions difficiles que vous y êtes préparé à l’avance.
FAQ • Étape du Tour 2026 : la difficulté réelle (sans illusion)
FAQ segmentée par niveau : fin de peloton / milieu de peloton / haut de peloton. Objectif : vous aider à éviter les erreurs et à anticiper le Galibier (pente + longueur + altitude).
Ne pas sous-estimer 2026 : l’enjeu, c’est la régularité sur 10–12h
Q L’Étape du Tour 2026 n’est-elle pas trop difficile pour un coureur de fin de peloton ?
Oui, 2026 ne doit pas être prise à la légère. Ce n’est pas une édition où l’on “gère comme d’habitude”. La difficulté vient de l’accumulation (distance + cols + fatigue), avec un final au Galibier très exigeant.
Si vous êtes fin de peloton, l’enjeu n’est pas la vitesse : c’est la capacité à tenir une intensité modérée très longtemps, sans rupture.
Q Quel est le vrai risque en 2026 si je suis “limite” ?
Le risque principal est le DNF. Beaucoup de coureurs se sentent “bien” jusqu’au Télégraphe, puis se vident progressivement et n’ont plus de marge dans le Galibier.
À retenir : sur 2026, la régularité (gestion + endurance) primera largement sur la performance pure.
Q J’étais juste en 2025 : est-ce que je peux finir 2026 ?
Soyons très clairs : si vous étiez dans les derniers en 2025, vous ne finirez probablement pas 2026 sans changer radicalement votre plan.
- Augmenter fortement le volume : des milliers de kilomètres supplémentaires sur l’année
- Être capable de tenir 1 à 2 heures de plus à votre allure habituelle
- Faire une vraie préparation “col” (même en moyenne montagne)
Objectif réaliste : finir “au même endroit” qu’en 2025… en roulant davantage
Q Le Galibier est-il vraiment l’épouvantail de cette édition ?
Oui : c’est le col le plus dur des 4 dernières éditions (2023–2026), et possiblement l’un des plus durs de France en cyclosportive, car il combine pente + longueur + altitude.
Même s’il existe des cols plus longs, plus pentus ou plus hauts, le Galibier est celui qui est difficile partout, et très tard dans la journée.
Q Si j’ai terminé l’EDT 2025 au milieu de peloton, puis-je faire pareil en 2026 ?
Oui, c’est réaliste à condition de rouler davantage. 2026 récompense l’endurance : être capable de tenir votre moyenne habituelle 1 à 2 heures de plus sur vos sorties longues change tout.
Q Où peut-on récupérer sur le parcours 2026 ?
Il existe des zones de récupération utiles si vous les exploitez bien :
- dans certains replats de la descente de la Croix de Fer
- dans la vallée de la Maurienne avant le Télégraphe
- après Valloire, dans des pentes moins raides
- sur les replats de la descente du Lautaret
Important : ces phases servent à revenir à l’équilibre (énergie / hydratation), pas à “gagner du temps”.
Stratégie : groupes, gestion du rouge, et lucidité sur la baisse de puissance en altitude
Q Où la course se joue-t-elle vraiment pour les meilleurs ?
Très tôt : prendre les bons groupes, ne pas se mettre dans le rouge trop tôt, puis accepter que le Galibier redistribue les cartes.
Un bon jour en 2026, c’est souvent une course “propre” : pas d’excès avant le Télégraphe, et une montée du Galibier au bon effort.
Q Pourquoi mes watts seront beaucoup plus bas dans le Galibier ?
À cause de l’altitude : les 7 derniers kilomètres au-dessus de 2000 m induisent une baisse de puissance inévitable. Ce n’est pas un “mauvais jour” : tout le monde y passe.
À retenir : puissance plus basse ≠ classement plus mauvais. En 2026, le Galibier est un juge physiologique.
Q Un stage en altitude est-il utile ? Et La Marmotte juste avant ?
Oui : les coureurs de tête sont ceux qui ont le plus à gagner d’un stage en altitude, et souvent assez de temps pour l’intégrer proprement.
Faire La Marmotte juste avant est probablement le meilleur choix possible pour ce profil : montagne + gestion + répétition d’efforts longs.
Préparation : entraînement d’abord, matériel ensuite (et au bon moment)
Q Le matériel est-il plus important que l’entraînement ?
Non. L’entraînement est le facteur n°1 sur cette course. Le matériel sert surtout à éviter des erreurs (braquets trop gros, gestion d’allure approximative), mais il ne remplace pas le volume.
Q Je vais rouler davantage en 2026 : quels autres conseils clés ?
- Braquets : prévoir 2 à 3 dents de moins sur le petit plateau peut être très utile sur cette édition.
- Allure : si vous n’aviez pas de capteur de puissance en 2025, équipez-vous tôt : sur 8–10h, la gestion d’allure peut faire gagner des dizaines de minutes.
Q Une préparation montagne est-elle utile (même sans aller en altitude) ?
Oui. Il n’y a “que” 7 km de haute altitude, mais la priorité sur 170 km est d’avoir un coup de pédale de grimpeur : grimper beaucoup de cols, même en moyenne montagne (Vosges, Jura, Massif central, Préalpes… voire régions moins montagneuses).

Olivier de velo-perso.com
Derrière ces conseils, il y a mon parcours de compétiteur (ancien Elite N1 et stagiaire pro) mais surtout ma passion pour la technique. J'ai connu les podiums, mais j'ai aussi connu l'échec sur l'Étape du Tour en terminant 600ème à cause de fautes stratégiques que j'aurais pu éviter. Depuis 2012, j'utilise les capteurs de puissance pour décrypter la physique du vélo. Mon but ? Partager cette expérience pour que chaque sortie, du Galibier aux Rocheuses, reste un plaisir avant tout.
"Avancez marche après marche, mais soyez ambitieux !"



