1. Le Col du Tourmalet : un géant pyrénéen
Pourquoi choisir le Tourmalet ?
Le Tourmalet est emblématique par ses deux versants sportifs aux profils proches. Le versant par Luz-Saint-Sauveur se distingue par son côté plus sauvage et des panoramas spectaculaires.
- Un dénivelé conséquent qui construit l’endurance de grimpeur.
- De longs segments > 9 % pour travailler la gestion d’effort.
Conseil de puissance
Conseil de braquets
Versant Luz-Saint-Sauveur
- Alternez les 3 derniers pignons (30 / 27 / 34 dents) selon la pente et la cadence.
- Gardez un pignon “secours” pour relancer après les ruptures de pente.
Versant Sainte-Marie-de-Campan
- Départ sur 24 dents (grand plateau possible au pied si cadence > 85 rpm).
- Stabilisez l’effort sur 27 dents et réservez le 34 pour récupérer dans les passages les plus raides.
2. Le Mont Ventoux : le géant isolé
Pourquoi choisir le Ventoux ?
Le Ventoux, surnommé « le col des tempêtes », est unique par sa proéminence : un géant isolé au milieu de la Provence, avec des conditions souvent extrêmes (chaleur, rafales, exposition).
- Longue section en forêt depuis Bédoin, souvent > 9 % sur plusieurs kilomètres.
- Final lunaire Chalet Reynard → Sommet : très exposé au vent et aux variations de température.
Conseil de puissance
Conseil de braquets
Bédoin → Chalet Reynard
- Utilisez majoritairement le 30 dents pour lisser l’effort dans la forêt.
- Alternez 27 / 30 selon la pente et votre cadence cible (≥ 80–85 rpm).
Chalet Reynard → Sommet
- Passez sur le 34 dents pour “souffler” dans les rafales et conserver la vélocité.
- Restez entre 27–30 si le vent est faible et que la cadence reste stable.
3. Le Col de l’Izoard : l’élégance alpine
Pourquoi choisir l’Izoard ?
Souvent jugé le plus accessible de cette sélection, l’Izoard reste une icône grâce à la Casse Déserte et à son enchaînement de paliers très “alpin”. Idéal pour travailler la gestion d’allure sans murs interminables.
- Profil régulier propice au pacing et à la cadence.
- Paysages emblématiques (Casse Déserte) motivants pour tenir l’effort.
Conseil de puissance
Conseil de braquets
Guillestre → Arvieux
- Démarrez sur 27 dents pour lisser le pied.
- Gardez une cadence ≥ 85 rpm pour économiser les muscles.
Brunissard → Sommet
- Passez au 34 dents à Brunissard si la pente durcit.
- Dans les lacets, restez autant que possible sur 30 dents et terminez sur ce braquet.















4. Le Col du Galibier : le défi ultime
Pourquoi choisir le Galibier ?
Depuis Saint-Michel-de-Maurienne, c’est l’ascension la plus complète : dénivelé massif, pentes soutenues et altitude élevée qui grignote la puissance à mesure que vous approchez du sommet.
- Gestion d’allure sur deux cols successifs : endurance + économie.
- Section finale > 2 000 m : oxygène raréfié, cadence à protéger.
Conseil de puissance
Valloire → Plan Lachat : ~80 %.
Au-dessus de 2 000 m : baissez à 75–77 % jusqu’au sommet.
Conseil de braquets
Col du Télégraphe
- Alternez 24 / 27 dents selon les ruptures de pente.
- Cadence cible ≥ 85 rpm pour arriver “frais” à Valloire.
Valloire → Sommet
- 27 puis 30 dents jusqu’à Plan Lachat.
- Final : n’hésitez pas à passer le 34 dents pour conserver la fluidité au-dessus de 2 000 m.










5. Le Col de l’Iseran : le toit de l’Europe
Pourquoi choisir l’Iseran ?
Ascension très longue et très haute. La montée depuis Bourg-Saint-Maurice est la plus sportive : un seul bloc d’environ 2 000 m D+ avec des pourcentages modérés, mais une fatigue cumulative.
- Gestion d’effort sur la durée : économie, cadence, nutrition/hydratation.
- Altitude > 2 500 m dans le final : légère baisse de puissance à anticiper.
Conseil de puissance
Montée finale : ciblez ~75 % et réduisez < 75 % au-dessus de 2 500 m.
Conseil de braquets
Jusqu’à Val-d’Isère
- Alternez 24 / 27 dents pour lisser les variations.
- Passez brièvement sur 30 dents avant le barrage de Tignes si la cadence chute.
Après Val-d’Isère → Sommet
- Restez majoritairement sur 27 dents pour garder la fluidité.
- Au-dessus de 2 500 m, n’hésitez pas à passer en 30 dents pour protéger la cadence.
Pourquoi un capteur de puissance est indispensable dans ces cols ?
Ces ascensions testent votre endurance, votre pacing et votre stratégie. Un capteur de puissance est l’outil idéal pour :
- Adapter l’effort à chaque section (pentes raides, altitude, vent).
- Éviter les sur-régimes précoces qui se payent dans le final.
- Améliorer la performance globale en tenant une intensité constante et maîtrisée.
Choisir son pédalier selon la transmission :
- Shimano 10/11 vitesses → micro-compact Rotor Aldhu 46/30 ou 48/32.
- Shimano 12 vitesses → privilégier le Rotor Vegast Direct Mount 2025 en 48/31, montage possible avec boîtier Shimano (axe 24 mm).
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