1. Le Col du Tourmalet : un géant pyrénéen

Altitude départ 700 m (Sainte-Marie-de-Campan) / 720 m (Luz-Saint-Sauveur)
Altitude sommet 2 115 m
Dénivelé ~ 1 400 m
Distance 17,1 km depuis Luz-Saint-Sauveur · 7,4 % de moyenne

Pourquoi choisir le Tourmalet ?

Le Tourmalet est emblématique par ses deux versants sportifs aux profils proches. Le versant par Luz-Saint-Sauveur se distingue par son côté plus sauvage et des panoramas spectaculaires.

  • Un dénivelé conséquent qui construit l’endurance de grimpeur.
  • De longs segments > 9 % pour travailler la gestion d’effort.
L’altitude n’est généralement pas bloquante, sauf dans le final où l’effort se durcit. Des développements adaptés sont essentiels pour tenir le rythme sans exploser.

Conseil de puissance

Ciblez ~80 % de votre CP20 sur la montée pour une intensité soutenable et efficace.

Conseil de braquets

Versant Luz-Saint-Sauveur

  • Alternez les 3 derniers pignons (30 / 27 / 34 dents) selon la pente et la cadence.
  • Gardez un pignon “secours” pour relancer après les ruptures de pente.

Versant Sainte-Marie-de-Campan

  • Départ sur 24 dents (grand plateau possible au pied si cadence > 85 rpm).
  • Stabilisez l’effort sur 27 dents et réservez le 34 pour récupérer dans les passages les plus raides.

2. Le Mont Ventoux : le géant isolé

Altitude départ 300 m (Bédoin)
Altitude sommet 1 909 m
Dénivelé ~ 1 600 m
Distance & pente 21,5 km depuis Bédoin · 7,5 % de moyenne

Pourquoi choisir le Ventoux ?

Le Ventoux, surnommé « le col des tempêtes », est unique par sa proéminence : un géant isolé au milieu de la Provence, avec des conditions souvent extrêmes (chaleur, rafales, exposition).

  • Longue section en forêt depuis Bédoin, souvent > 9 % sur plusieurs kilomètres.
  • Final lunaire Chalet Reynard → Sommet : très exposé au vent et aux variations de température.
Anticipez le vent et la chaleur : hydratation et développements adaptés sont essentiels pour garder une cadence régulière.

Conseil de puissance

Grimpez à ~80 % de votre CP20 jusqu’au Chalet Reynard, puis ajustez entre 75–85 % selon votre fraîcheur et la force du vent jusqu’au sommet.

Conseil de braquets

Bédoin → Chalet Reynard

  • Utilisez majoritairement le 30 dents pour lisser l’effort dans la forêt.
  • Alternez 27 / 30 selon la pente et votre cadence cible (≥ 80–85 rpm).

Chalet Reynard → Sommet

  • Passez sur le 34 dents pour “souffler” dans les rafales et conserver la vélocité.
  • Restez entre 27–30 si le vent est faible et que la cadence reste stable.

3. Le Col de l’Izoard : l’élégance alpine

Altitude départ 1 000 m (Guillestre)
Altitude sommet 2 360 m
Dénivelé ~ 1 360 m
Distance & pente 19 km depuis Guillestre · 6,9 % de moyenne

Pourquoi choisir l’Izoard ?

Souvent jugé le plus accessible de cette sélection, l’Izoard reste une icône grâce à la Casse Déserte et à son enchaînement de paliers très “alpin”. Idéal pour travailler la gestion d’allure sans murs interminables.

  • Profil régulier propice au pacing et à la cadence.
  • Paysages emblématiques (Casse Déserte) motivants pour tenir l’effort.
L’altitude (≥ 2 300 m) peut entamer légèrement la puissance : restez attentif à l’hydratation et aux développements pour conserver la vélocité.

Conseil de puissance

Montez à ~80 % de votre CP20 jusqu’à Arvieux. Poursuivez à ~80 % dans les lacets, puis maintenez 75–80 % après la Casse Déserte jusqu’au sommet.

Conseil de braquets

Guillestre → Arvieux

  • Démarrez sur 27 dents pour lisser le pied.
  • Gardez une cadence ≥ 85 rpm pour économiser les muscles.

Brunissard → Sommet

  • Passez au 34 dents à Brunissard si la pente durcit.
  • Dans les lacets, restez autant que possible sur 30 dents et terminez sur ce braquet.

4. Le Col du Galibier : le défi ultime

Altitude départ 710 m (Saint-Michel-de-Maurienne)
Altitude sommet 2 642 m
Dénivelé ~ 2 000 m (avec le Télégraphe)
Distance & pente 35 km (incluant le Col du Télégraphe) · 6,9 % de moyenne
Itinéraire type : Saint-Michel-de-Maurienne → Télégraphe → Valloire → Plan Lachat → Sommet.

Pourquoi choisir le Galibier ?

Depuis Saint-Michel-de-Maurienne, c’est l’ascension la plus complète : dénivelé massif, pentes soutenues et altitude élevée qui grignote la puissance à mesure que vous approchez du sommet.

  • Gestion d’allure sur deux cols successifs : endurance + économie.
  • Section finale > 2 000 m : oxygène raréfié, cadence à protéger.
Surveillez le vent et la température au-dessus de Plan Lachat : gardez une hydratation régulière et des développements qui préservent la vélocité.

Conseil de puissance

Télégraphe : ~80 % de votre CP20.
Valloire → Plan Lachat : ~80 %.
Au-dessus de 2 000 m : baissez à 75–77 % jusqu’au sommet.

Conseil de braquets

Col du Télégraphe

  • Alternez 24 / 27 dents selon les ruptures de pente.
  • Cadence cible ≥ 85 rpm pour arriver “frais” à Valloire.

Valloire → Sommet

  • 27 puis 30 dents jusqu’à Plan Lachat.
  • Final : n’hésitez pas à passer le 34 dents pour conserver la fluidité au-dessus de 2 000 m.

5. Le Col de l’Iseran : le toit de l’Europe

Altitude départ 840 m (Bourg-Saint-Maurice)
Altitude sommet 2 764 m
Dénivelé ~ 2 000 m
Distance & pente 48 km depuis Bourg-Saint-Maurice · 4–6 % de moyenne

Pourquoi choisir l’Iseran ?

Ascension très longue et très haute. La montée depuis Bourg-Saint-Maurice est la plus sportive : un seul bloc d’environ 2 000 m D+ avec des pourcentages modérés, mais une fatigue cumulative.

  • Gestion d’effort sur la durée : économie, cadence, nutrition/hydratation.
  • Altitude > 2 500 m dans le final : légère baisse de puissance à anticiper.
Le vent de vallée et l’exposition au-dessus de Val-d’Isère varient vite : restez souple sur les braquets pour préserver la vélocité.

Conseil de puissance

BSM → Val-d’Isère : ~80 % de votre CP20.
Montée finale : ciblez ~75 % et réduisez < 75 % au-dessus de 2 500 m.

Conseil de braquets

Jusqu’à Val-d’Isère

  • Alternez 24 / 27 dents pour lisser les variations.
  • Passez brièvement sur 30 dents avant le barrage de Tignes si la cadence chute.

Après Val-d’Isère → Sommet

  • Restez majoritairement sur 27 dents pour garder la fluidité.
  • Au-dessus de 2 500 m, n’hésitez pas à passer en 30 dents pour protéger la cadence.

Pourquoi un capteur de puissance est indispensable dans ces cols ?

Ces ascensions testent votre endurance, votre pacing et votre stratégie. Un capteur de puissance est l’outil idéal pour :

  • Adapter l’effort à chaque section (pentes raides, altitude, vent).
  • Éviter les sur-régimes précoces qui se payent dans le final.
  • Améliorer la performance globale en tenant une intensité constante et maîtrisée.
Compatibilités : recommandations basées sur une cassette Shimano 12v 11–34 (pignons 24, 27, 30, 34).
Choisir son pédalier selon la transmission :

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